Ce qu’il faut retenir de la situation au Zimbabwe

Le candidat malheureux à l’élection présidentielle Nelson Chamisa dénonce des fraudes, ce que le vainqueur, Emmerson Mnangagwa, ancien bras droit de Robert Mugabe, dément.

L’essentiel

La situation est tendue au Zimbabwe depuis les élections générales qui ont vu l’annonce de la victoire à l’élection présidentielle du chef de l’Etat sortant, Emmerson Mnangagwa, ancien bras droit de Robert Mugabe, face au leader de l’opposition Nelson Chamisa.

Nelson Chamisa a revendiqué la victoire vendredi et dénoncé un « trucage », tandis que son parti a fait part de son intention de saisir la justice. M. Mnangagwa a nié toute fraude.

Mercredi, l’armée a tiré sur des manifestants qui dénonçaient des fraudes, faisant six morts.

La citation

Le jeune chef de l’opposition, Nelson Chamisa :

« L’élection a été frauduleuse, illégale, illégitime (…). Nous avons gagné cette élection. Nous sommes prêts à former un gouvernement »

C’est l’âge du nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, qui a remporté l’élection présidentielle avec 50,8 % des voix, selon les résultats officiels annoncés vendredi.

Le nouveau président traîne une image sulfureuse. Ancien chef des services de renseignement, il est responsable de nombreuses exactions. Il succède à Robert Mugabe –dont le règne dura trente-sept ans – qui l’avait nommé vice-président en 2004 avant de le limoger brutalement.

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