Côte d’Ivoire : le président Ouattara annonce l’amnistie de Simone Gbagbo

Environ 800 personnes, dont les condamnations sont liées à « la crise post-électorale de 2010 », ont été graciées au nom de la réconciliation nationale.

« Environ 800 personnes » ont été amnistiées par le président ivoirien Alassane Ouattara, lundi 6 août, à la veille de la fête de l’indépendance. Parmi elles figurent Simone Gbagbo, épouse de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo, actuellement emprisonnée. Une décision prise au nom de la réconciliation nationale, a expliqué M. Ouattara dans une allocution télévisée.

« J’ai procédé ce lundi à la signature d’une ordonnance d’amnistie qui bénéficiera à environ 800 concitoyens poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise post-électorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l’Etat commises après le 21 mai 2011 [date de la prise effective de pouvoir de M. Ouattara]. »

« Environ 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil, et verront leurs condamnations pénales effacées. Il sera mis fin aux poursuites » contre eux, a détaillé le président. « Il en sera de même pour les 300 autres personnes détenues qui seront libérées prochainement », a-t-il annoncé, sans toutefois donner de date précise.

En Côte d’Ivoire, la justice piétine sur la crise post-électorale de 2010-2011

L’ex-première dame est emprisonnée depuis 2015, après une condamnation par la justice à vingt ans de réclusion pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » lors de la crise ayant frappé le pays après le refus de l’ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.