Michel Kafando appelle à consolider l’unité nationale et la paix

L’envoyé spécial de l’ONU pour le Burundi, Michel Kafando, a demandé jeudi au Conseil de sécurité de réitérer son appel à tous les protagonistes de la crise dans ce pays d’Afrique centrale pour qu’ils participent de bonne foi aux dialogues qu’il cherche à organiser dans les jours à venir.

Michel Kafando, a indiqué que le 7 juin, à l’issue du référendum constitutionnel du 17 mai 2018, le chef de l’État burundais, Pierre Nkurunziza, a promulgué la nouvelle Constitution adoptée par le peuple burundais à plus de 73%, selon un communiqué publié jeudi par l’ONU dans son site.

Le même jour, a ajouté M. Kafando, M. Nkurunziza a annoncé officiellement la fin de son mandat pour 2020 et son engagement à apporter tout son soutien au président qui sera élu. Ce sont là, s’est-il félicité, deux actes majeurs dont nous devons souligner l’importance et qui nous offrent une opportunité à saisir pour avancer dans le règlement de la situation burundaise.

M. Kafando a appelé le gouvernement et la classe politique burundais à saisir l’opportunité de cette nouvelle dynamique et à oeuvrer ensemble à la création d’un nouvel environnement politique, propice à la consolidation de l’unité nationale et de la paix. Il a salué l’atelier d’échange des leaders politiques qui s’est tenu le 3 août à Kayanza et qui a abouti à l’adoption d’une feuille de route consensuelle pour les élections de 2020.

Devant le Conseil de sécurité, l’envoyé spécial de l’ONU a passé en revue les différentes visites qu’il a effectuées dans la région depuis son dernier briefing le 24 mai. Il a dit avoir remis au médiateur, le président ougandais, Yoweri Museveni, un mémorandum portant sur des propositions concrètes que certains garants de l’Accord d’Arusha devraient entreprendre en vue de réaffirmer l’importance capitale de cet accord « historique » qui constitue le socle de la paix dans cette partie du continent. Il a aussi annoncé qu’il envisage un déplacement au Burundi début octobre.

M. Kafando a indiqué que, mis à part quelques contestations de l’opposition, la situation demeure calme. Il a aussi salué les efforts déployés par le Burundi et la Tanzanie, avec l’appui du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui ont permis depuis septembre 2017 le rapatriement volontaire de quelque 35.000 réfugiés burundais, et a souhaité que ceux-ci se poursuivent.

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