ÉFENSE Tchad: les bombardements au Tibesti ne touchent pas que les rebelles

Au Tchad, l’aviation a bombardé hier, samedi 1er septembre, une localité du nord du pays à la frontière avec la Libye, faisant une dizaine de victimes. Il s’agit de civils qui ont été confondus avec une colonne rebelle dans cette partie du Tchad où le gouvernement a lancé depuis la mi-août une opération de sécurisation pour faire face à un groupe armé venant du territoire libyen.

C’est un convoi de véhicules se rendant à un mariage entre Miski et Yebibo, près de la frontière libyenne, qui a été bombardé ce samedi par l’aviation tchadienne. Selon des sources locales, le bombardement a causé une dizaine de blessés. Depuis la mi-août, les autorités tchadiennes ont entrepris de sécuriser l’extrême nord du pays qui a été attaqué le 11 août dernier par le mouvement rebelle baptisé CCMSR.

Pas de bilan

L’attaque, dont le bilan n’a toujours pas été établi, a provoqué un électrochoc chez les autorités qui ont décidé de vider cette partie du territoire où de nombreux orpailleurs se mêlent aux insurgés.

Nombreux trafics

Un premier bombardement a eu lieu mi-août au lendemain de l’attaque contre la localité de Miski, sans faire de gros dégâts. Le nord du Tchad, zone désertique et peu peuplée, est propice à de nombreux trafics entre le Tchad, le Soudan, le Niger et la Libye. Plusieurs groupes rebelles tchadiens sont présents dans cette région et tentent de survivre grâce au mercenariat et à divers trafics.

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