
Dimanche, après une pause de quelques heures, les bombardements ont repris, en vue d’une vaste offensive contre l’ultime bastion insurgé situé dans le nord-ouest du pays.
La pause aura été brève. Les bombardements du régime, soutenu par la Russie, contre la province d’Idlib, ultime bastion insurgé dans le nord-ouest de la Syrie, ont repris dimanche 9 septembre. Après une pause de quelques heures, « des hélicoptères des forces du régime ont lâché près de 40 barils d’explosifs sur le village de Hbit, dans le sud de la province, tuant au moins un enfant », a fait savoir le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. La veille, les avions de chasse russes ont mené les frappes les « plus intenses » en un mois, en vue du lancement d’une vaste offensive contre Idlib, attendue depuis des semaines.
« Plus de dix raids » ont été effectués, en parallèle, par l’aviation russe sur la ville de Latamné, dans le nord-ouest de (la province de) Hama, zone adjacente à Idlib et qui est contrôlée également par des rebelles et des djihadistes, ajoute l’OSDH. « Ces frappes ont visé un hôpital, désormais inopérant, alors qu’une autre infrastructure hospitalière, près de la localité de Hass, située dans le secteur sud d’Idlib, a déjà été sévèrement endommagée samedi par un raid aérien », selon cette même source.
Cette escalade militaire intervient après l’échec vendredi d’un sommet tripartite à Téhéran ayant réuni les présidents turc, russe et iranien.
Civils en fuite
La peur est « immense » parmi les habitants et le personnel médical, a affirmé le chef des services de santé de la province, Munzer Al-Khalil, disant craindre « la crise la plus catastrophique de [la] guerre » en Syrie, où plus de 350 000 personnes ont péri en sept ans de conflit.