Science: Un pas de plus vers un vaccin contre le VIH

<img class= »size-full wp-image-6395208211 aligncenter » src= »https://i1.wp.com/netafrique.net/wp-content/uploads/2018/09/vih.jpg?resize=650%2C367&ssl=1&Prime; alt= » » width= »650″ height= »367″ srcset= »https://i1.wp.com/netafrique.net/wp-content/uploads/2018/09/vih.jpg?w=650&amp;ssl=1 650w, https://i1.wp.com/netafrique.net/wp-content/uploads/2018/09/vih.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w » sizes= »(max-width: 650px) 100vw, 650px » data-recalc-dims= »1″ />Des anticorps particuliers de certaines personnes infectées par le VIH pourraient servir de base à un vaccin contre le sida: ils neutralisent la plupart des souches de virus. Selon des chercheurs zurichois, des types de virus particuliers font apparaître ce genre d’anticorps.

Chaque année, 1,8 million de personnes dans le monde contractent le VIH. Bien que le sida se traite actuellement bien grâce à de nouveaux médicaments, il n’existe toujours pas de vaccin efficace. La recherche d’un tel sésame est d’autant plus difficile que le VIH dispose d’une très grande capacité d’adaptation. Des chercheurs de l’Université et de l’Hôpital universitaire de Zurich ont découvert une piste prometteuse.

Les anticorps

Environ une personne infectée par la VIH sur cent produit un anticorps très spécial, qui est efficace contre la plupart des souches de virus. Ces anticorps pourraient ouvrir la voie à un vaccin efficace.

Mais qu’est-ce qui détermine quel anticorps le système immunitaire d’une personne infectée va produire? C’est ce qu’a cherché à savoir l’équipe d’Alexandra Trkola, Roger Kouyos et Huldrych Günthard, indique lundi l’Université de Zurich dans un communiqué.

Une diversité des virus

Lors de recherches précédentes, les chercheurs avaient déjà déterminé que le nombre et la diversité des virus jouaient un rôle dans la réponse immunitaire, de même que la durée de l’infection et l’ethnicité du malade. Dans un article publié dans la revue Nature, ils ajoutent que la séquence génétique du virus détermine la réponse immunitaire du corps.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont basés sur les données et échantillons de sang et de virus de 4.500 personnes infectées, précise l’alma mater zurichoise. Ces dernières font partie de l’étude suisse de cohorte VIH et de la « Zurich Primary HIV Infections Study ».

Les mêmes souches potentielles

En comparant les génomes des virus par lesquels les personnes ont été infectées, les scientifiques sont parvenus à créer 303 « couples d’infection ». Il s’agit de deux personnes dont les virus présentent le même patrimoine génétique et qui ont donc probablement été infectées par la même souche de virus, voire se sont éventuellement contaminées l’une l’autre.

« En comparant la réponse immunitaire de ces couples de patients, nous avons pu montrer que le virus du VIH lui-même influence la quantité et la spécificité de la réponse des anticorps », explique Roger Kouyos, cité dans le communiqué.

Cela s’explique par le fait que la réponse immunitaire est déclenchée par des structures à la surface des virus. Les plans de construction pour ces protéines de surface sont inscrits dans le génome du virus, et ils diffèrent en fonction de la souche et du sous-type de virus.

Une production efficace d’anticorps

Apparemment, il y a certaines structures de surface qui stimulent la production d’anticorps efficaces contre la plupart des souches de virus, indiquent les chercheurs dans l’article.

Découvrir et répliquer ces structures constitueraient une avancée décisive dans le développement d’un vaccin. Les chercheurs suivent déjà une piste prometteuse: chez un couple de patients, ils ont constaté des séquences virales très similaires ainsi qu’une activité particulièrement forte de ces fameux anticorps.

A l’aide de ce sous-type de virus, les chercheurs tentent actuellement de répliquer des structures de surface qui pourraient déclencher une réponse immunitaire efficace et ainsi éventuellement offrir une protection vaccinale.

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