Le CIRID plaide pour des enquêtes équilibrées sur le passé du Burundi

Le président du Centre Indépendant de Recherches et d’Initiatives pour le Dialogue (CIRID), M. Déo Hakizimana (photo) a animé vendredi dernier, un point de presse pour rendre public le contenu d’une lettre qu’il a écrite à Michel Kafando, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU.

Le président du CIRID a indiqué à la presse que c’est une lettre de contribution aux efforts de paix engagés en faveur du Burundi à la veille de la 39ème session du conseil des droits de l’homme de l’ONU qui se tiendra à Genève en date du 10-27 septembre 2018.  Dans cette lettre, M. Hakizimana souligne qu’il combat encore actuellement pour que l’expérience ouest-africaine via la CEDAO, inspire les frères et sœurs de la CEEA et de l’EAC qui sont fédérés à travers la vénérable Conférence internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL) qui a sa capitale à Bujumbura.

Le président du CIRID suggère à Kafando que  pour réussir la mission qui l’a conduit jusqu’ici au nom des Nations-Unies, il pourra aider remarquablement en créant, par ses contacts cibles, actuellement ou après son séjour, des conditions qui permettent à une institution comme la CIRGL de jouer enfin le rôle central pour lequel elle a été créée par l’ONU.

Hakizimana a précisé que créer ses conditions revient en réalité à interpeller une partie de la communauté internationale à cesser de regarder le Burundi avec une “indignation sélective”, pratiquant le deux poids deux mesures dans l’histoire des conflits Hutu – Tutsi des trois pays à savoir le Burundi, Rwanda, RDC.

Pour ce qui est du Burundi en particulier, le président du CIRID  déclare que la communauté internationale a le devoir moral de rendre justice au peuple burundais en reconnaissant publiquement comme on le fait pour d’autres peuples éprouvés, l’existence d’un génocide en 1972 et ses conséquences  dans les tueries sélectives de 1993 et après.

Hakizimana a indiqué que les Burundais ne peuvent être rassurés si aucune justice n’est rendue dans les dossiers des assassinats de deux chefs d’État Melchior Ndadaye et Cyprien Ntaryamira. Pour cette occasion, il demande que les enquêtes équilibrées sur ces crimes soient menées pour que les coupables soient punis ou qu’ils demandent pardon à tous les Burundais.

Le président du CIRID a par ailleurs indiqué qu’il soutient que la question burundaise soit réglée par les moyens burundais, que le dialogue inter burundais continue et que le rapatriement de ce dernier soit une réalité dans les jours à venir.

Il a souhaité également que le problème entre le Burundi et le Rwanda soit un jour résolu et que la coopération avec des partenaires du pays reprenne, mais que le Burundi cesse de compter uniquement sur les apports de l’extérieur.

Publicités