Iran: Amnesty International réclame la libération de ces 4 chrétiens iraniens

Victor Bet-Tamraz, son épouse Shamiram Issavi, Amin Afshar-Naderi et Hadi Asgari ont tous été condamnés à des peines de prison de 5 à 15 ans, simplement pour avoir vécu leur foi. Amnesty International se joint aux chrétiens du monde entier pour réclamer leur libération complète.

Victor, Shamiram, Amin et Hadi vivaient leur foi chrétienne simplement, en se réunissant pour Noël, en participant à des réunions de maison, ou en assistant à des séminaires chrétiens à l’étranger. Les autorités iraniennes ont qualifié cela « d’activités religieuses illégales » constituant une « menace pour la sécurité nationale ».

Victor et Amin ont été interpellés lors des célébrations de Noël 2014 au domicile de Victor et Shamiram. Placés en détention sans avoir rencontré d’avocat, ils ont été libérés sous caution quelques mois plus tard, dans l’attente de leur procès.

Hadi a été arrêté en août 2016, mais son jugement a finalement eu lieu le même jour pour les trois hommes.

« En juillet 2017, la 26ème chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné chacun d’eux à 10 ans d’emprisonnement pour « formation d’un groupe composé de plus de deux personnes dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale », en raison de leurs activités religieuses. Le même tribunal a condamné Amin Afshar-Naderi à cinq années de prison supplémentaires pour « atteinte aux valeurs sacrées de l’Islam », parce qu’il avait relayé un post Facebook satirique, venant d’un autre compte, qui évoquait la forte hausse du prix du poulet en Iran en imitant le style du Coran. »

Shamiram a quant à elle été inculpée en juin 2017, et condamnée à cinq ans d’emprisonnement pour « appartenance à un groupe cherchant à porter atteinte à la sécurité nationale » et à cinq autres années de prison pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des atteintes à la sécurité nationale ».

Ces quatre chrétiens ont été libérés sous caution. Amnesty International réclame que puissent être annulées les déclarations de culpabilité et les peines prononcées. S’ils venaient à être emprisonnés, l’organisation les considèrerait comme des prisonniers d’opinion.

L’organisation demande également au gouvernement :

De mettre fin aux actes de harcèlement, aux arrestations et placements en détention arbitraires et aux emprisonnements visant des chrétiens, y compris des convertis, en Iran.

Respecter le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, y compris la liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix, ou d’en changer, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu’en privé, par le culte et l’accomplissement des rites, les pratiques et l’enseignement, conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Iran est partie.

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