Ouganda : l’UE exige la fin de la répression d’opposants

Le Parlement européen a dénoncé ce vendredi 14 septembre des cas de violations des droits de l’homme en Ouganda. L’organisation appelle ainsi le régime de Museveni à respecter l’indépendance des institutions dont le Parlement.

Une résolution d’une importance capitale pour Robert Kyagulanyi dit Bobi Wine. C’est ce que l’on pourrait dire de la résolution prise ce vendredi 14 septembre par le Parlement.

La résolution mentionnait spécifiquement le cas du musicien et député Bobi Wine, poursuivi par la justice ougandaise pour trahison. Ce, à la suite d’accrochages en mi-août dernier entre partisans de l’opposition et fanatiques du pouvoir lors de la campagne pour une législative partielle à Arua au nord du pays.

Bobi Wine, qui affirme avoir été torturé par la garde présidentielle, se trouve aux États-Unis où il subit des soins intensifs dans le dessein de guérir de la douleur engendrée par des sévices corporels dont il aurait été victime. Ce que nie le gouvernement.

Les parlementaires européens expriment ainsi leur profonde préoccupation face aux arrestations de parlementaires de l’opposition liées à l‘élection législative partielle du 15 août à Arua, dans le nord-ouest de l’Ouganda, marquées par la violence.

Des journalistes aussi ont été battus

Ils appellent également les autorités ougandaises à abandonner ce qui semble être des « accusations montées de toutes pièces » contre le parlementaire indépendant Bobi Wine, et à mettre un terme à la répression contre l’opposition politique et ses partisans.

Le Parlement souligne qu’il est important pour la démocratie ougandaise, que le président et le gouvernement respectent l’indépendance du parlement du pays et le mandat libre et élu de ses membres.

La résolution note également avec inquiétude que des journalistes couvrant les récentes manifestations politiques et les émeutes ont été battus avec les participants et appelle les forces de sécurité ougandaises à faire preuve de retenue lorsqu’elles surveillent les manifestations, à renoncer aux balles réelles et à respecter les droits humains.

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