Crimée : au moins dix-huit morts après une explosion dans un collège

L’explosion d’un engin « non identifié » dans un collège technique de la ville de Kertch a fait également une quarantaine de blessés, mercredi. L’auteur de l’attaque est un élève, selon le premier ministre.

Une explosion survenue mercredi 17 octobre dans un collège technique de la ville portuaire de Kertch, dans la péninsule de Crimée, a fait au moins dix-huit morts et une quarantaine de blessés. Une enquête pour « acte terroriste » a été ouverte.

Le Comité national antiterroriste russe avait déclaré auparavant dans un communiqué que la détonation était due à « un engin explosif non identifié ». Selon le premier ministre, Sergueï Aksionov, l’auteur de l’attaque est un « élève de quatrième année » qui s’est « suicidé ». « Le corps a été découvert dans la bibliothèque », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait également déclaré aux journalistes que la piste terroriste était « examinée ». « Selon les informations préliminaires, un engin explosif non identifié bourré d’objets métalliques a été déclenché dans la cantine du collège polytechnique de Kertch. La plupart des victimes sont des adolescents », a précisé le comité d’enquête russe, organisme chargé des principales affaires criminelles en Russie. Mercredi après-midi, la chaîne RT évoquait un bilan de treize morts en citant le comité d’enquête.

Au moins 50 blessés

Un responsable du Comité national antiterroriste, Andreï Prjedomsky, a de son côté fait savoir à la télévision Rossiya 24 que l’explosion avait fait « une cinquantaine de blessés », ajoutant que le bâtiment avait été évacué après l’explosion. Plus tôt, un responsable des services de sécurité faisait état d’un bilan plus lourd en évoquant « au moins 70 blessés » dans cette explosion.

Les premières images de télévision montrent les secours transportant des victimes dans des ambulances improvisées. Les blessés « ont été emmenés dans des transports en commun, dans des bus, en ambulance. Ce sont des enfants et des employés », a déclaré au micro d’une télévision locale un homme au tee-shirt couvert de sang présent et évoquant aussi « des coups de feu ».

Publicités