L’ivresse au Burundi, son impact sur les économies des ménages

Les gens gaspillent inconsciemment

La rédaction du journal « Le Renouveau » a recueilli, le jeudi 25 octobre 2018, les avis et considérations des uns et des autres sur l’impact de l’ivresse sur les économies des ménages. Cet état d’inconscience pousse les gens à dépenser viscéralement en oubliant les obligations de leurs foyers respectifs. 

Selon le degré d’état d’ébriété de certaines personnes surtout les chefs de ménage, qui par  conséquent se traduit par leur manque de responsabilité, l’économie des ménages en souffre. Ainsi, ils ne se soucient pas du bien-être de leurs familles. E. I. a parlé du cas d’un homme marié qui, lorsqu’il touche son salaire, passe des jours dans des bars à consommer tout son argent et retourne à la maison  les poches vides. Et d’ajouter que l’homme en question a été chassé de son emploi parce qu’il a été attrapé en flagrant délit à maintes reprises en train de soustraire les biens de l’entreprise pour se  chercher de l’argent en vue de consommer de la bière.

Le même interlocuteur a indiqué qu’aucun besoin de ménage n’est assouvi, son épouse et ses enfants ne bénéficient ni des habits ni de la ration alimentaire. Il revient à sa femme d’assurer toutes les dépenses du ménage.  La situation étant devenue récurrente, la femme a été obligée d’intenter  la procédure de divorce dans la mesure où elle a senti que la vie était devenue insupportable. Il y a lieu de faire remarquer que l’ivresse n’affecte pas seulement l’économie des ménages. En effet, lorsqu’elle devient une habitude, elle peut même désorganiser les foyers. Certaines personnes, surtout les hommes, boivent jusqu’aux heures avancées de la nuit ;  quitte à ce que le lendemain ils se retrouvent avec une  mauvaise haleine due à la surconsommation des boissons alcoolisées. Les enfants dont les parents boivent beaucoup  confondent l’odorat de leurs pères à celui de la bière versée par mégarde dans des bistrots surtout ceux de la bière locale.  « Cet endroit a une odeur similaire à celle de mon père», disent certains enfants en passant.

Selon d’autres personnes que la rédaction du journal Le Renouveau a contactées, la surconsommation des boissons alcoolisées les pousse à un excès de semblant de charité qui frise le gaspillage du budget du ménage. Ainsi, ils  dépensent de l’argent d’une façon incontrôlée en achetant de la bière  à n’importe qui lorsque leur état d’ébriété est élevé. Il arrive souvent que les gens qui fréquentent les cabarets regrettent le lendemain leur attitude.Une de nos interlocutrices a souligné que la situation devient très grave lorsque c’est la femme qui s’adonne à l’ivresse dans le ménage. A travers ses actions incontrôlées, a-t-elle souligné, la femme scandalise la famille, l’entourage ainsi que ses connaissances lorsqu’elle consomme beaucoup de boissons alcoolisées. Elle ne soucie de rien concernant l’organisation du ménage. Elle a donné l’exemple d’une femme qui fait souvent des zigzags dans les rues avec un enfant sur le dos allant jusqu’à oublier de préparer  la nourriture pour ses enfants. Car elle aime trop la bière,  a fait savoir notre interlocutrice. Elle en achète avec de l’argent destiné à la survie du ménage. Elle a aussi dit que son mari le soupçonne d’avoir des relations intimes avec d’autres hommes qui achètent de la bière pour elle. Et de conclure que cela cause des querelles entre ces  hommes et son mari qui est fatigué du comportement de son épouse.

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