CPI: Laurent Gbagbo sera libéré en novembre (conseiller)

Le conseiller spécial de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, Bernard Houdin, a annoncé dimanche la libération en « octobre ou novembre » de l’ex chef d’Etat, jugé à la Cour pénale internationale (CPI), pour « crimes contre l’humanité », sur RFI.

Laurent Gbagbo bientôt en liberté selon son conseiller

« Je pense que la CPI est arrivée au bout du chemin, au mois d’octobre ou novembre Gbagbo sera sorti de la prison », a dit M. Houdin, au cours d’un débat, à la suite d’une interview de Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne, dimanche sur RFI.

Dans l’entretien, le président de l’Assemblée nation ivoirienne a montré son désir de rencontrer Laurent Gbagbo, dont il a été le Premier ministre de 2007 à 2010.

« J’envisage la possibilité de rencontrer M. Laurent Gbagbo, c’est un Ivoirien, il est à la CPI, mais ça ne dépend pas que de moi », a déclaré le président de l’Assemblée nationale.

« Si M. Soro veut aller voir (M.) Gbagbo (à la CPI) qu’il se dépêche », a réagi Bernard Houdin, estimant que l’ex-chef d’Etat « doit être au cœur du débat » sur la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Selon le conseiller spécial, Laurent Gbagbo n’a pas l’intention de reprendre « le pouvoir ou de se venger », mais souhaite « la réussite de la Côte d’Ivoire ».

Une audience devant permettre à l’accusation et aux avocats de Laurent Gbagbo de soutenir leurs arguments sur l’acquittement ou non de l’ex-président ivoirien est prévue le 01 octobre.

Les avocats de MM. Gbagbo et Blé Goudé (ancien-leader des Jeunes patriotes), jugés depuis janvier 2016 pour « crimes contre l’humanité », ont demandé l’arrêt du procès pour « insuffisance de preuves et l’acquittement de leurs clients ».

Ces avocats devraient déposer lundi, « leurs soumissions sur les questions pour lesquelles, à leurs avis, les preuves présentées ne sont pas suffisantes pour soutenir une condamnation ».

Le dépôt des arguments sur la « requête de non-lieu » introduite par les avocats de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et l’ancien-leader des « Jeunes patriotes », Charles Blé Goudé, jugés pour « crimes contre l’humanité », qui devait se faire « au plus tard le 20 juillet » a été décalé au lundi 23 juillet, a appris samedi auprès de la Cour.

Publicités