Le bilan de ce tsunami, causé par un glissement de terrain sous-marin lui-même provoqué par l’éruption du volcan Anak Krakatoa, dans le détroit de la Sonde, devrait encore s’alourdir.
Une vidéo postée sur YouTube, effrayante et dramatique, montre les derniers moments d’un paisible événement soudainement endeuillé par un tsunami qui vient à nouveau, samedi 22 décembre au soir, de frapper l’Indonésie : sur une scène improvisée, le chanteur du groupe de rock Seventeen s’égosille devant un public assez calme, aux applaudissements mesurés. Le concert est organisé pour les familles de la compagnie d’électricité Perusahaan Listrik Negara, réunies sous une tente installée sur une plage de l’Ouest javanais. Soudain, la mer fait irruption : la vague emporte la scène et les musiciens ; un hurlement de terreur monte de l’assistance. Puis, plus rien : la vidéo s’interrompt.
En fin de matinée dimanche, le bilan de ce tsunami qui a frappé la veille à 21 h 30 (15 h 30, heure française) les municipalités situées de part et d’autre du détroit de la Sonde, dans le sud de Sumatra et l’ouest de Java, s’élevait à 222 morts, plus de 800 blessés et une trentaine de disparus. Le bilan devrait donc, comme c’est toujours le cas en la matière, s’alourdir dans les prochaines heures.
Séisme sous-marin
Des centaines de bâtiments ont été détruits par les deux vagues qui ont déferlé sur les rivages de plusieurs plages très touristiques. Notamment celle de Tanjung Lesung, là où se produisait le concert de Seventeen, qui attire, le week-end venu, de nombreux habitants de la capitale, Djakarta, située à moins de 200 kilomètres plus à l’est.