Déclenchement des grossesses prolongées : quel vécu des femmes ?

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La grossesse prolongée arrive en tête des indications de déclenchement de l’accouchement. Cette prise en charge permet de réduire la morbi-mortalité périnatale sans augmenter le risque de césarienne. Cependant, certains points peuvent encore faire l’objet d’améliorations comme préciser le moment idéal du déclenchement et optimiser le vécu de l’accouchement.

Et, c’est précisément ce sujet qui a fait l’objet d’une revue systématique d’études qualitatives sur « le vécu et la perception d’un déclenchement pour grossesse prolongée non compliquée ». Seules cinq articles sur une présélection de 46 ont répondu aux exigences méthodologiques.
Le type de source d’où sont issues les informations dont disposent les femmes influencent leur niveau de connaissance concernant la finalité et les modalités de déclenchement. Les informations « glanées » sont parfois inadéquates et ont toujours besoin d’être précisées par les professionnels. Cependant, elles ont le mérite d’initier une réflexion chez les femmes bien qu’elles soient à l’origine de doutes ou d’inquiétudes.

Lorsque le médecin ou la sage-femme préconisent le déclenchement, il est souvent perçu comme incontournable : « ce sont les professionnels qui savent le mieux ce qu’il convient de faire ». Mais certaines femmes ressentent une injonction à être déclenchée malgré une grossesse normale et exprime des difficultés à rester positives, surtout lorsque s’y ajoute la pression du conjoint et de la famille.

Certaines patientes ont l’impression que le terme du déclenchement n’est pas celui de leur propre horloge tandis que d’autres au contraire, fatiguées, y sont prêtes. Globalement, elles n’ont pas le sentiment d’avoir le choix, ni de savoir ce qui va se passer et tout cela bouleverse l’idée qu’elles s’étaient faites de l’accouchement.

La qualité de la relation avec les professionnels influence positivement le vécu de l’accouchement. Tout le challenge consiste à adapter le discours à chaque femme (que le professionnel rencontre souvent pour la première fois lors d’une consultation de terme) et à pouvoir proposer plusieurs options. Pour ce faire, encore faut-il que les protocoles de prise en charge ne soient pas trop rigides.

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