En Italie, la coalition se déchire sur l’accueil des migrants

Le Mouvement cinq étoiles conteste la ligne dure de Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur d’extrême droite.

Certes, aucun port n’a été ouvert. Mais cela suffit-il pour crier victoire ? Dans la nuit du mercredi 9 au jeudi 10 janvier, peu après 1 heure du matin, après un sommet très tendu au siège de la présidence du conseil italien, Giuseppe Conte et ses deux vice-premiers ministres, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) et Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles, M5S, « anti-système ») sont parvenus à se mettre d’accord. L’Italie prendra bien sa part des 49 migrants secourus à bord des navires des ONG Sea Watch et Sea-Eye, qui ont débarqué à Malte le 9 janvier, alors qu’ils avaient été secourus dans le canal de Sicile les 22 et 29 décembre dernier.

« Un peu plus de dix » candidats à l’exil, surtout des femmes et des enfants, mais « sans séparer les cellules familiales », précise le communiqué, seront accueillis par l’Eglise évangélique vaudoise, la plus importante branche du protestantisme italien, qui assumera le coût de leur accueil.

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