Israël n’hésite plus à revendiquer ses opérations militaires en Syrie

Le retrait américain de Syrie et les élections législatives poussent le gouvernement à assumer ses frappes contre des cibles iraniennes.

L’ambiguïté, même fragile, avait ses avantages ; elle semble pourtant abandonnée. Israël a conduit, dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 janvier, une série de frappes contre des sites iraniens en Syrie, revendiquant sur-le-champ sa responsabilité. Cette communication militaire immédiate a été accompagnée de prises de parole de Benyamin Nétanyahou. Le premier ministre a déclaré que les forces aériennes « ont fortement attaqué des cibles iraniennes en Syrie, après que l’Iran y a lancé un missile vers notre territoire ». « Nous n’ignorerons pas de tels actes d’agression », a-t-il ajouté, de retour d’une visite officielle au Tchad. 

Dimanche, les gardiens de la révolution iraniens ont lancé un missile en direction du plateau du Golan, contrôlé par Israël, en réponse à une frappe israélienne qui avait visé plus tôt dans la journée leurs installations près de Damas. Le système de défense Dôme de fer l’a détruit. Selon les experts israéliens, le tir d’un tel missile a nécessité l’aval de responsables iraniens haut placés, et était porteur d’un message implicite. « Le but, semble-t-il, était de commencer à bâtir une nouvelle architecture de dissuasion, tout en limitant les risques de déclencher une confrontation plus importante », explique le journaliste Avi Issacharoff dans The Times of Israel.

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