RDC : Tshisekedi déjà en guerre contre les fossoyeurs des droits de l’homme ?

À Lubumbashi au sud-est de la RDC, près de trois étudiants ont trouvé la mort dans le cadre des manifestations contre la coupure d’eau et d‘électricité. Un acte que le pouvoir a condamné en ordonnant l’arrestation d’un responsable de la police.

Ce dimanche 27 janvier, les étudiants de l’université de Lubumbashi, capitale de la province du Haut-Katanga au sud-est, manifestaient contre la coupure d’eau et d‘électricité dans leur campus. Ce qui a suscité une descente de la police afin de contenir le mouvement.

Pendant cette intervention, un colonel aurait ordonné à ses éléments de tirer à balles réelles « sans sommation », selon l’expression de la présidence congolaise dans un communiqué rendu public ce lundi. Le bilan provisoire fait état de trois morts côté étudiants, alors qu’un policier est décédé pour avoir été fauché par un véhicule.

Visiblement irrité par cet acte « ignoble de la part d’un officier supérieur », le Palais de la Nation entend punir l’officier. « L’officier incriminé est déféré devant la justice militaire afin de subir la rigueur de la loi », souligne le document signé par Vital Kamerhe, directeur de cabinet du chef de l‘État.

S’il est trop tôt de tirer des conclusions, cette sortie s’inscrit dans le droit-fil du « respect de la rigueur de la loi », comme promis par Félix Tshisekedi lors de la prestation de serment le 24 janvier en tant que président de la République.

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