En Libye, le pari perdu des diplomaties européennes sur le maréchal Khalifa Haftar

Le maréchal et ses troupes, l’Armée nationale libyenne, ont lancé jeudi une offensive militaire contre le Gouvernement d’accord national, dirigé par Faïez Sarraj et soutenu par la communauté internationale.

Il l’avait pourtant proclamé à maintes reprises. On ne l’a pas pris au sérieux. Les capitales occidentales – au premier rang desquelles Paris – ont naïvement pensé, ou feint de croire, que les déclarations martiales du maréchal libyen Khalifa Haftar sur la « libération de Tripoli » relevaient de la simple posture rhétorique. L’assaut lancé jeudi 4 avril par son Armée nationale libyenne (ANL) contre la capitale, et qui ruine tous les efforts de paix en Libye, vient de prouver que le maréchal était bel et bien habité par ce plan, qui relève chez lui d’une forme de messianisme.

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