L’Etat islamique revendique sa première attaque en République démocratique du Congo

Le groupe terroriste s’attribue la responsabilité d’un assaut contre une caserne qui a causé la mort de deux soldats dans une région reculée du nord-est de la RDC.

Près de quarante-huit heures après les faits, l’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué, jeudi 18 avril, sa première attaque en Afrique centrale. Elle s’est déroulée aux confins du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), une région frontalière de l’Ouganda sinistrée par des massacres réguliers et par l’épidémie d’Ebola.

Selon l’EI, qui a communiqué via son agence de propagande Amaq, l’assaut a visé une caserne de l’armée congolaise dans le village reculé de Bovota, non loin de Kamango, une localité coincée entre la partie nord du parc national des Virunga et la frontière avec l’Ouganda.

Les soi-disant « soldats du Califat » ont surgi nuitamment le 16 avril, prenant de court des militaires congolais assoupis et des éléments de la force offensive de la Mission des Nations unies (ONU) en RDC (Monusco) déployés dans la zone. Les assaillants ont brièvement occupé la caserne avant d’être repoussés par les soldats congolais qui enregistrent deux morts et deux blessés dans leurs rangs, selon un haut gradé positionné dans la région. Aucune perte humaine n’a été signalée du côté de l’ennemi.

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