Décret portant exploitation du Tambour Burundais

Pour sa réglementation tant au niveau national qu’international

Le Président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a décrété, en date du 20 octobre 2017, le décret n° 100/196 portant réglementation de l’exploitation du Tambour au Burundi. C’était pour sa  réglementation tant  au niveau national qu’international.

Ce  décret définit les principes généraux, l’esprit, les rôles et les responsabilités des acteurs impliqués dans sa mise en œuvre. L’article 3 stipule qu’il est strictement interdit aux personnes de sexe féminin de battre le tambour. Néanmoins, elles peuvent exécuter les danses folkloriques féminines, en accompagnant le tambour.

Des conditions liées aux autorisations préalables 

L’article 4 préconise que toute formation, organisation ou groupe ayant dans ses objectifs l’animation culturelle doit préalablement se faire enregistrer au ministère ayant la culture dans ses attributions. De ce fait, toute exhibition d’une troupe de tambourinaires en dehors des cérémonies officielles requiert l’autorisation du ministère de la Culture. Cette autorisation est exigée aussi lors des cérémonies de mariage, de dot, de naissance ou toute festivité à caractère social. Les articles 6 et 7 clarifient le délai de la demande d’autorisation et le rôle du ministère de la Culture. « La demande d’autorisation est introduite par l’organisateur de l’activité au moins deux semaines avant la date des cérémonies, en précisant le lieu, la date et la durée du spectacle. Avant de délivrer  toute autorisation, le ministère de tutelle doit d’abord apprécier la pertinence d’une troupe de tambourinaires à cet événement.De ce fait, les articles 8 et 9 du même décret expliquent que l’organisateur de l’événement conclut un contrat avec le ministère ayant la culture dans ses attributions qui détermine les conditions d’exploitation de cet élément culturel après que l’organisateur ait versé au trésor public, une redevance d’un montant de 500.000 FBu par exhibition. C’est ainsi que le ministère ayant la culture dans ses attributions met sur pied une commission technique chargée, le cas échéant, de vérifier les performances de la troupe et lui fournir des conseils sur le respect de la tradition dans la présentation.

Exploitation du tambour au niveau international

Comme le stipule l’article 11, toute sortie de troupe de tambourinaires à l’étranger requiert l’autorisation du ministre ayant la culture dans ses attributions. Toutefois, tous les groupes de tambourinaires évoluant à l’étranger doivent se faire enregistrer auprès des ambassades ou des missions des corps diplomatiques accréditées au Burundi en vue de leur encadrement culturel. Les différentes autorisations requises pour effectuer des tournées à l’étranger ne sont délivrées que moyennant l’existence d’un contrat conclu entre l’intéressé et le ministère ayant la culture dans ses attributions. Ce contrat détermine les conditions d’exploitation du spectacle, spécialement en ce qui concerne la qualité de représentation et sa conformité avec les valeurs culturelles traditionnelles.Concernant la perception des redevances, le promoteur supporte les frais relatifs au déplacement international, au séjour et au cachet des artistes. Il verse également une somme de 500 000 FBu par jour calculée à compter à partir du lendemain de l’arrivée de la troupe à l’extérieur du pays jusqu’à la veille du départ du territoire visité.Enfin, le promoteur s’engage à promouvoir la cohésion du groupe et veille à ce que les tambourinaires affichent un comportement digne. Il s’engage en outre à assurer le retour de tous les membres du groupe, les tambours et leurs accessoires au terme de l’activité.

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