Tanzanie: « Je me sens davantage en sécurité, en tant qu’albinos »

Khadija Maarufu, albinos, a confié au service swahili de la BBC qu’elle se sentait désormais en sécurité dans son pays, la Tanzanie, où des violences contre les personnes vivant avec l’albinisme sont souvent signalées.

« Je me sens désormais en sécurité. Il y a une grande différence entre la situation actuelle et celle d’il y a 10 ans », témoigne cette étudiante âgée de 27 ans, s’exprimant à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme, célébrée le 13 juin de chaque année.

« Aujourd’hui, personne ne m’insulte. Quand j’étais au lycée, on m’appelait ‘Dili’, mais je n’entends plus prononcer ce nom », raconte-t-elle.

« Dili » est l’argot pour « deal », ce qui laissait entendre qu’une personne atteinte d’albinisme pouvait être tuée, et que les parties de son corps pouvaient être vendues. 

Selon une certaine superstition, les membres du corps d’une personne atteinte d’albinisme portent bonheur, ce qui expose les albinos aux meurtres et autres agressions physiques à caractère rituel dans certains pays africains.

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