Emission publique animée par les porte-parole de différentes institutions de l’Etat

Ils ont répondu aux questions des journalistes et de la population

Le porte-parole du chef de l’Etat, celui du gouvernement, celui de la Cour suprême et ceux de différentes institutions de l’Etat, ont animé une émission publique, au chef-lieu de la province de Gitega à l’hôtel Tropitel, le vendredi 23 mars 2018. Ils ont répondu à différentes questions concernant la vie du pays posées par des journalistes et la population.

Cette émission a débuté par un mot d’ouverture prononcé par le porte-parole du président de la République, Jean Claude Karerwa, où il a donné le message de salutation du chef de l’Etat à toute la population burundaise. Selon M. Karerwa, le chef de l’Etat se réjouit du fait que cette émission intervient au moment où au niveau national règne la paix et la sécurité. Cela grâce aux efforts de la population et de la quadrilogie.  Selon lui, le président de la République félicite également la population burundaise pour les récoltes obtenues au cours de la saison culturale A et l’a invitée à la bonne gestion de cette récolte. Il réitère également aux parents leur rôle dans le renforcement de l’éducation de leurs enfants. A propos de l’enrôlement des électeurs, M. Karerwa indique que le Président Nkurunziza remercie également la population burundaise d’avoir répondu massivement à l’enrôlement des électeurs pour le référendum constitutionnel prévu pour le 17 mai de cette année et les élections générales de 2020. Il leur ainsi fait un appel à se préparer pour répondre également massivement aux prochaines élections mais aussi à répondre massivement aux différentes séances de moralisation qui se tiennent souvent dans différentes provinces du pays. Le chef de l’Etat invite aussi la population burundaise à bien accueillir les rapatriés qui regagnent du jour au jour le bercail.

Rien ne se cache derrière

Répondant à la question des journalistes qui ont cherché à savoir si le fait que le chef de l’Etat a été honoré d’être le Guide permanent au sein du parti Cndd-Fdd n’est pas pour le  préparer aux élections de 2020, M. Karerwa a indiqué que rien ne se cache derrière cet honneur qui lui a été donné par les membres de son parti. Selon lui, ce n’est pas la première fois qu’il est honoré au sein de ce parti. Il juge que cet honneur lui a été donné compte tenu de ces idées, des travaux qu’il réalise pour le pays et surtout compte tenu de ses conseils. Donc, ce n’est pas étonnant qu’une famille comme le Cndd-Fdd prenne le chef de l’Etat comme son aîné », a-t-il ajouté.

Le clanisme est à la base de la consolidation de la cohésion sociale

A propos du retour au clanisme qui est souvent enseigné lors des séances de moralisation animées par le chef de l’Etat dans différentes provinces, M. Ndenzako indique que, comme le souligne souvent le numéro Un burundais, les clans ont été la base de la consolidation de l’unité nationale et le renforcement de la cohésion sociale par les ancêtres. Pour pouvoir régner sur le Burundi, les colons ont d’abord détruit les clans  et les familles en dispensant des enseignements divisionnistes. Cela a été à la base de différents problèmes qu’a connus le Burundi depuis l’indépendance. C’est pourquoi aujourd’hui, le chef de l’Etat veut que la population prenne l’exemple de leurs ancêtres et qu’elle puisse consolider les clans pour éviter toute forme de division et renforcer la cohésion et l’unité nationales.

La journée dédiée à la femme doit être célébrée conformément à la loi

A propos de l’élection du président de l’Assemblée législative de la Communauté de l’Afrique de l’Est, il a indiqué qu’elle n’a pas respecté les lois et les textes régissant cette Communauté qui prônent une rotation à la tête de cette Assemblée. C’était le tour du Burundi, mais c’est un Rwandais qui a été élu, ce qui a fait que le Burundi saisisse le tribunal de la CEA pour statuer sur ce cas. Actuellement, même si ce tribunal a ordonné que celui qui a été élu continue à assurer ses fonctions, le procès est toujours en cours et on attend son verdict. Quant à la question sur l’enrichissement illicite, il a été indiqué qu’une commission a été mise en place pour produire des lois qui permettent de lutter contre la corruption, mais aussi qui puissent bien définir ce que c’est l’enrichissement illicite car la Cour anti-corruption éprouve quelques difficultés dans la lutte contre la corruption. Concernant la question en rapport avec la célébration de la journée internationale dédiée à la femme où les journalistes ont  demandé si cette journée ne peut être une journée fériée, il a indiqué que comme c’est une journée internationale, cette mesure sera prise au niveau international. Donc, il n’y a pas moyen que le gouvernement du Burundi seul puisse prendre cette mesure. Jusqu’à maintenant, cette journée doit être célébrée conformément aux lois internationales et burundaises. Il a été également souligné que comme c’est une journée de travail,  toute femme qui veut participer dans les festivités marquant cette journée doit demander une permission à son supérieur pour éviter qu’elle soit sanctionnée.

Deux milliards deux cent millions sont déjà collectés pour les élections

Au cours de cette émission, les journalistes ont cherché à savoir le montant prévu pour les prochaines élections générales de 2020 et la somme d’argent qui est déjà collecté jusqu’à maintenant. Il a été mentionné que le montant prévu sera annoncé par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’ici une ou deux semaines. Quant à la somme déjà collectée, le porte-parole du ministère des Finances a indiqué qu’on est déjà à deux milliards deux cent millions de francs burundais. Il a précisé que c’est une contribution qui est en train d’être donnée par les fonctionnaires et différents ministères, et qu’on n’a pas encore commencé à collecter la contribution de la population. Concernant la campagne pour oui ou non qui sera bientôt lancée par le décret présidentiel, il a indiqué que la loi est claire et que toutes les personnes qui voudront faire cette campagne seront prises au même niveau. Il a été aussi souligné que la loi indique toutes les procédures à suivre et prévoit aussi des sanctions pour ceux qui passeront outre cette loi. Donc, toute personne qui va participer dans cette campagne a été tranquillisée qu’elle sera traitée au même niveau que les autres.

On attend le rapport de la Commission

Quant à la question en rapport avec les disparités qui s’observent dans l’ajustement salarial des fonctionnaires de certains services de l’Etat, il a été souligné que le budget annuel de l’Etat prévoit une somme d’argent pour ce travail et qu’il y a une Commission qui a été mise en place pour étudier comment cette activité peut bien se dérouler. Pour le moment on attend le rapport de cette Commission pour voir comment ce travail a été fait. Les fonctionnaires concernés ont été tranquillisés que tôt ou tard ces disparités seront levées à la satisfaction de tout le mondeEn définitive, les porte-parole ont donné des éclaircissements à toutes les questions et inquiétudes des journalistes et de la population.

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