«Le chef de l’Etat avait les mains liées»

Joseph Butore, Deuxième vice-président de la République, fait savoir que la Constitution actuelle a été remise en cause par les Burundais. Le projet de loi à soumettre au référendum du 17 mai résulte de la volonté du peuple.

C’était ce jeudi 3 mai lors de la 2ème journée de la campagne référendaire, en commune Buhiga de la province Karusi à la campagne du Cndd-Fdd.

La révision de la Constitution relève de la souveraineté du peuple. «Aucun pays ne peut se réclamer indépendant quand sa Constitution ne dépend pas totalement de la volonté de son peuple». Il évoque une affaire nationale.

Sur ce, il demande aux Burundais de voter ‘‘oui’’ au référendum. «Le projet de Constitution répond aux préoccupations de la population lors du dialogue inter-burundais interne».

D’après Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale, l’amendement porte seulement sur certaines dispositions. «Ce sont celles qui sont décriées par le peuple».

Cette révision s’inscrit dans l’optique de la stabilité institutionnelle. Le chef de l’Etat n’avait pas la latitude de nommer notamment les ministres de son choix. «Ils venaient des partis politiques et gardaient leurs casquettes». La nouvelle Constitution lui accorde la prérogative de choisir n’importe qui le mérite.

L’élargissement du mandat présidentiel de 5 à 7 ans permettra au chef d’Etat de mettre en application le programme pour lequel il a été élu.

Du côté des partisans présents, ils confient qu’ils voteront ‘‘oui’’ au référendum. Cependant, ils ignorent le contenu de la Constitution actuelle comme celui du projet à soumettre au référendum.

«Je ne sais pas lire et personne ne m’a expliqué leurs contenus. Mais, je dois suivre la consigne de ceux qui me dirigent», confie, sous anonymat, un militant du parti au pouvoir ressortissant de la colline Rusagara en commune Gitaramuka.

La campagne prendra fin le 14 mai prochain.

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