Ventes d’armes : quatre ONG critiquent le rôle de la France dans « la répression du peuple égyptien »

Quatre ONG qualifient d’« exportations mortifères » les ventes d’armes à l’Egypte, en augmentation depuis la révolution de 2011, selon leur rapport publié lundi.

Dans un rapport commun de 64 pages, lundi 2 juillet, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), le Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS), la Ligue des droits de l’homme (FDH) et l’Observatoire des armements (Obsarm) assurent que « l’Etat français et plusieurs entreprises françaises ont participé à la sanglante répression égyptienne des cinq dernières années ».

Paris a livré au Caire des armes de guerre – les ventes sont passées, de 2010 à 2016, de 39,6 millions à 1,3 milliard d’euros selon les ONG – mais aussi les logiciels et le matériel informatique permettant « la mise en place d’une architecture de surveillance et de contrôle orwellienne, utilisée pour briser toute velléité de dissidence et de mobilisation ».

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Le rapport cite notamment « des technologies de surveillance individuelle, d’interception de masse, de collecte des données individuelles et de contrôle des foules (…) qui ont conduit à l’arrestation de dizaines de milliers d’opposants ou de militants ».

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