Report des élections en RDC : le pouvoir évoque « un cas de force majeure »

Le scrutin, qui était prévu dimanche, a été repoussé au 30 décembre à la suite d’un incendie ayant dévasté le principal entrepôt de la commission électorale.

La temporalité politique congolaise, une fois encore, s’est étirée. Peu avant 17 h 30, jeudi 20 décembre, Corneille Nangaa se présente souriant devant la presse à Kinshasa. Avec plus de deux heures de retard, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) annonce que la tenue des élections prévues ce dimanche, avec deux ans de retard, est à nouveau reportée, d’une semaine. Ce qui bruissait dans le Tout-Kinshasa devient officiel. Un dernier contretemps avant la tenue, désormais prévue le 30 décembre, des élections présidentielle, législatives et provinciales, censées permettre la première alternance pacifique depuis l’indépendance de la République démocratique du Congo, en 1960 ?

Selon M. Nangaa, la CENI se retrouve dans « une impasse technique » à la suite d’un mystérieux incendie criminel ayant dévasté son principal entrepôt, en plein cœur de Kinshasa, le 12 décembre. Près de 8 000 machines à voter, prévues pour 19 des 24 communes de la capitale, avaient été emportées par les flammes, de même que d’autres matériels électoraux. Les appareils de remplacement sont bel et bien arrivés, mais encore faut-il les configurer pour Kinshasa, qui concentre environ 10 % des 40 millions d’électeurs. Enfin, les 5 millions de bulletins de vote commandés en Corée du Sud seront entièrement livrés samedi 22 décembre dans la soirée.

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