Une grave sécheresse touche le centre de l’Inde

Douze mille villages sont affectés par le manque de pluie, qui devient chronique. A Bombay, l’accès à l’eau est restreint.

L’hiver va être long pour les agriculteurs du centre de l’Inde. Après une mousson particulièrement chiche en précipitations durant l’été 2018, l’Etat du Maharashtra, qui compte 115 millions d’habitants, a tiré la sonnette d’alarme début janvier : la plupart de ses terres, situées au cœur du sous-continent, sont de nouveau frappées par une terrible sécheresse.

Par rapport à une mousson « normale », le déficit en eau s’est élevé l’été dernier à 9,4 % à l’échelle nationale, indique le département météorologique indien. Mais au Maharashtra, le déficit a atteint par endroits 75 %. A l’hiver 2013, déjà, la région avait été frappée par la plus grave sécheresse observée en quarante ans.

Cette année, ce pourrait être pire dans les provinces du Vidarbha et du Marathwada, tristement célèbres pour leurs taux de suicide dans le monde paysan, mais également dans une trentaine d’autres districts, notamment autour des villes d’Aurangabad, Ahmednagar, Nashik, Nagpur, Pune et Solapur. Au total, environ 12 000 villages se trouvent dans une situation jugée critique, avec des rendements agricoles en chute de plus de 50 %.

« Dépendance »

Depuis la capitale régionale, Bombay, le gouvernement local dirigé par Devendra Fadnavis, une étoile montante du parti nationaliste hindou au pouvoir à Delhi, estime que ce sont « plus de 8,6 millions d’hectares exploités par 8,2 millions d’agriculteurs » qui sont concernés, soit « plus de 60 % » de la population paysanne du Maharashtra. Une assistance financière de 80 milliards de roupies (près d’un milliard d’euros) a été réclamée à Delhi.

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